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    Exemples d'optimisation de la filière

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    Sommaire

    Page 1  Le co-compostage
    Page 2  Les ressourceries

    Définition du co-compostage

    La technique du co-compostage consiste à mélanger des déchets verts récupérés en déchetteries avec du fumier. Cette opération s'effectue en partenariat avec les exploitants agricoles. Après leur dépôt dans les différentes déchetteries et plates-formes, les déchets verts sont broyés par une entreprise spécialisée. Ce broyat est mis en andain sur une parcelle en mélange avec du fumier. L'andain formé est retourné plusieurs fois avant d'être analysé puis épandu dans les champs, en substitution à des engrais chimiques.


    Co-compostage dans le Doubs avec le PREVAL

    Le PREVAL (prévention et valorisation des déchets) du Haut-Doubs couvre un territoire rural de plus de 118 000 habitants. Il est compétent en matière de traitement des déchets ménagers, de valorisation du bois et des déchets verts. Pour la valorisation de ces derniers, la priorité est donnée au compostage individuel qui permet la réduction de la production de déchets à la source.
    Les déchets verts apportés en déchetteries sont quant à eux broyés sur place. Ils sont ensuite transportés sur les pâtures des agriculteurs afin d'être mélangés à des effluents d'élevage. Après quatre retournements et une phase de maturation, le co-compost obtenu est épandu par l'agriculteur en substitution à de l'engrais chimique.


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    Co-compostage en Haute-Saône avec le SYTEVOM

    Les déchets verts constituent l'un des principaux gisements collectés en déchetteries (environ un quart du gisement global entrant). Pour l'année 2007 en Haute-Saône, c'est 13 820 tonnes de déchets verts qui ont été collectées sur 31 déchetteries. Ce gisement est en constante augmentation depuis plusieurs années, passant de 8 759 tonnes en 2002 à 13 820 tonnes en 2007 soit environ 60 % d'augmentation en 5 ans.

    Cette évolution des apports en déchets verts en déchetteries pose des problèmes d'engorgement, essentiellement au printemps (tontes de gazon...) et en automne (branchages, tailles de haies...). Le traitement de ces déchets a également un coût !

    C'est pourquoi le SYTEVOM a mené, en partenariat avec la Chambre d'agriculture de Haute-Saône, une réflexion sur la faisabilité de valoriser localement les déchets verts par co-compostage.
    Cette démarche s'est déroulée en 3 grandes étapes :
    • étape n° 1 : sensibilisation des partenaires potentiels (chambre agriculture, CUMA...) ;
    • étape n° 2 : organisation d'une journée de démonstration de broyage et de co-compostage et mise en place d'un protocole de suivi et d'analyses ;
    • étape n° 3 : étude de faisabilité technico-économique (dimensionnement des plates-formes, du broyeur, étude des débouchés...).


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    Les étapes 1 et 2 sont achevées : les résultats de l'expérimentation et du suivi du co-compostage pratiqué sur les sites de Rignovelle et Angirey sont encourageants notamment sur la qualité du broyat obtenu.

    L'étape 3 est également terminée : l'étude réalisée par la Chambre d'agriculture de Haute-Saône permet d'appréhender la faisabilité technique et économique du projet et les schémas organisationnels à envisager. La mise en place de cette filière viendrait en complément du compostage déjà pratiqué sur des plates formes centralisées et des pratiques de compostage domestique.

    Le SYVETOM peut s'engager au cas par cas pour accompagner les agriculteurs afin qu'ils dégagent un revenu de cette activité.
    Par ailleurs, le PREVAL réalisera un suivi technique et agronomique de la filière sur les GAEC partenaires et prendra à sa charge les fais inhérents.

    A titre d'exemple, le GAEC CUENOT sur la commune de Grosbois qui collecte les déchetteries de Clerval et Baume-les-Dames co-composte 700 tonnes de déchets verts.